On se « relâche » … ou pas

Les genevois sont en plein dedans, les vaudois et les neuchâtelois les débutent demain et les valaisans dans une semaine … : tous les écoliers suisses vont tous finir par avoir leurs « relâches ».

Mais finalement, est-ce que les « relâches » portent bien leur nom ?  Les avis divergent.

Certains estiment qu’il faut vraiment que les enfants puissent se « reposer ». Se reposer ou du moins se changer les idées car une semaine intensive de ski ne rime pas forcément avec repos.

Certains par contre pensent qu’il ne faut surtout pas décrocher et encouragent (voir obligent) leurs enfants à réviser leur cours.

Comme toujours il s’agit de trouver un équilibre. Si l’enfant a de la facilité une pause d’une semaine sera tout à fait bienvenue. S’il a un petit retard à rattraper dans une branche c’est peut-être une bonne occasion de le rattraper, d’autant plus que vous aurez normalement tous un peu plus de temps devant vous.  Le tout est que l’enfant ne le vive pas comme une punition et que ces petites révisions ne lui prennent qu’une petite partie de son temps libre, car les enfants ont tous besoin de « souffler » un peu.

Ce dosage prévaut également en ce qui concerne les autres activités prévues. Bien sûr on veut rentabiliser l’abonnement de ski, bien sûr au prix du forfait journalier on ne va tout de même s’arrêter de skier à 14 heures. Mais… il faut tenir compte des limites de l’enfant (j’ai dit limites pas caprices) et voir comment faire en sorte que tout le monde s’y retrouve. Prévoir une journée de cocooning (grasse matinée, coin du feu, chocolat chaud, jeux de société) peut être une bonne alternative.

Ce moment de « relâche » peut-être aussi l’occasion de discuter de manière plus détendue de la question scolaire, de faire le point avec votre enfant. Sans lui prendre la tête ou lui faire la morale, juste en discutant pour voir comment il envisage ces prochains mois et quel est son état d’esprit. Cela est d’autant plus utile si votre enfant est à un moment charnière (fin du cycle primaire, fin de scolarité). Il est important de comprendre quels objectifs il poursuit, de jauger où en est sa motivation.

Car il y a bien un inconvénient aux vacances, c’est qu’elles ont cette sale habitude d’être éphémères… Et la reprise de mars, n’est pas anodine, on entre gentiment dans les startingblocks pour se préparer au sprint final.

Finalement, qu’on se relâche complètement ou pas n’est pas la question, l’enjeu sera plutôt de bien négocier la reprise et de planifier consciencieusement les prochaines échéances. Je pense tout particulièrement aux élèves en fin de scolarité obligatoire ou en fin de gymnase. Le printemps ce n’est pas que la fin de l’hiver, c’est aussi souvent la fin des délais d’inscriptions. Entre mars et avril, la plupart des formations (HES, Université, EPFL) clôturent leurs procédures d’inscription. Pour ceux qui sont en quête d’une place apprentissage, mars est également le dernier moment pour entamer des recherches.

Pour les indécis, qui auraient besoin de quelques semaines de plus de réflexion (le temps de prendre un rendez-vous chez REPAIRAGE par exemple :-)) sachez qu’il vaut mieux s’inscrire à plusieurs endroits et se désinscrire par la suite plutôt que de prendre le risque de louper un délai.

Mais, bon tout ça c’est de la musique d’avenir. D’ici là, il y aura 12’960 minutes de détente qui auront coulé sous les ponts et espérons que toutes les batteries (celles de parents, comme celles de enfants) se seront bien rechargées.

stayin bed

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