J’arrête de râler : nos paroles négatives finissent par avoir un impact sur notre perception des choses et sur nos pensées. A force de râler à la fin de la journée on a l’impression d’avoir « subi » toute la journée.  A force de se  plaindre, on pourrait finir par se croire vraiment malheureux. On le fait donc d’abord pour soi, mais aussi un peu pour les autres… Car si on y réfléchit côtoyer des gens râleurs ce n’est pas très agréable. Vous avez tous déjà « râler » sur des râleurs, non ?

Je « célèbre » : le meilleur moyen de ne plus voir le vide dans notre verre c’est de se réjouir de son contenu. On saisit donc toutes les occasions de célébrer et on redouble d’imagination pour trouver des choses positives même dans les situations de premier abord désagréable. Ok, on est coincés dans un bouchon, mais ma chanson préféré passe à la radio, Yahou !

Je ne repousse pas le bonheur à demain : à force de se dire que demain ça ira mieux, que ce week-end ça ira mieux, que lorsque le petit dernier ira à l’école ça ira mieux, on finit par passer notre temps à attendre le bonheur. Le bonheur c’est maintenant, alors on s’arrange pour s’octroyer au minimum un « kif » par jour : un bain moussant, une sieste, un chocolat chaud, un bon film, un massage, une nouvelle paire de bottes,… (Cendrillon n’est-elle pas l’exemple même du fait qu’une paire de chaussure peut changer notre vie ?).

J’exprime mes besoins : au lieu de me contenter d’exprimer mes frustrations et de me plaindre, je prends le temps d’exprimer clairement mes besoins et d’expliciter mes attentes envers les autres.  En générale, une demande est bien mieux acceptée qu’un reproche.  Idem avec nos émotions, au lieu de les laisser s’accumuler à l’intérieur, on les exprime au fur et à mesure pour éviter que la cocotte-minute n’explose. Une explosion étant par définition incontrôlable, le message apparaîtra souvent comme disproportionné et incompréhensible pour les autres. Comme le disait Dolto, on  traumatise par le silence, on traumatise par le non-dit beaucoup plus que par le dit.

Je cherche des solutions : partant du principe qu’il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions… je prends d’abord le temps d’identifier mes sources d’insatisfaction et je cherche des moyens de les déjouer. Je liste les actions concrètes à entreprendre. Mon problème majeur c’est que dès le lever je suis à la bourre ? Je mets le réveil 5 minutes plus tôt et au lieu de m’énerver chaque matin avec ma fille pour le choix de ses vêtements, je prends le temps de les choisir la veille avec elle.

Je lâche prise : si beaucoup de choses dépendent de nous, nous devons faire face à des impondérables. Méfions-nous de nos illusions de surpuissance qui nous font croire qu’on peut tout contrôler. Non, je ne peux toujours pas rallonger les jours, ni dévier le trafic routier, ni choisir quand mon fils fait la varicelle, ni décider du temps que j’aimerais qu’il fasse demain… Donc je me préparer à accueillir les imprévus et je leur réserve un espace-temps dans mon agenda.

Je me débarrasse de ce qui ne m’appartient pas : l’empathie est certes une très belle qualité, mais il faut savoir garder une distance « saine » avec les problèmes des autres.  Chacun a son histoire, son vécu et chacun porte son bagage. Prendre le poids des problèmes des autres sur vos épaules ne va faire qu’alourdir votre charge sans pour autant alléger celle de l’autre.

Je prends les autres comme ils sont : « on ne change pas les autres », tout le monde le sait, tout le monde le dit, tout le monde essaie quand même.  On peut tout juste s’efforcer de comprendre pourquoi le comportement des autres nous touche, ce qu’il « réveille » en nous. On peut également essayer de repousser le jugement et de faire de plus en plus de place à l’acceptation. On peut changer notre regard sur les autres et c’est déjà beaucoup.

 Je suis indulgent envers moi-même : Oui, je fais au mieux, non je ne peux pas toujours faire juste. Oui, parfois je prends des mauvaises décisions, non je ne dois pas m’auto-flageller pour autant. Soyons tolérants envers nous-mêmes, pardonnons-nous nos erreurs. Prenons juste le temps de les comprendre et d’en tirer des enseignements.

Je me fixe des objectifs réalistes :Je renonce définitivement à la perfection, car être heureux c’est savoir supporter les imperfections. C’est une bonne chose que de se lancer des défis et de vouloir progresser, mais rechercher la perfection est la pire des contraintes. Il faut donc savoir se définir des objectifs à notre portée et se réjouir des petits succès, mis bout à bout, ils font les grandes réussites. Si vous avez, comme moi, tendance à être hyperactifs et à en faire un peu trop, prenez l’habitude de faire tout ce qui est sur votre « to do list » – 1 chose. La première fois c’est dur mais après on réalise que le monde a continué de tourner et que la tête dehors de l’eau on respire quand même un peu mieux. (P.S. : pour les minimalistes, on fait l’inverse « to do list » + 1)

Et comme on l’idée est d’être indulgent envers soi-même, de lâcher prise et de supporter quelques imperfections, on ne pense même pas essayer de tenir toutes ces résolutions en même temps. On commence par en choisir une et une fois que la reprogrammation semble effectuée (on dit qu’il faut 21 jours pour créer une nouvelle habitude)  on prend soin de faire une « pause » célébration pour se féliciter et constater les effets positifs de ce recadrage. Puis on en choisit une deuxième et ainsi de suite. ..

bonnes résolutions 2013

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